dimanche 19 novembre 2017

CINEMA DE MINUIT - QUOI DE NEUF, DOCTEUR ?

Bonjour les amis !

Ce soir, à 00 H 25 sur F3, poursuite du cycle Robert Florey avec Bedside (1934)...


Le cycle aurait d'ailleurs pu s'appeler Florey à la Warner, car Brion ne nous présente que des oeuvres de la période 33-46, assez longue et prolifique, il faut le dire.
Assez représentative, aussi, il faut bien le dire, du relatif anonymat artistique où s'enfonce assez vite Florey. Si la Warner ménage un  William Wellman, un  Mervyn LeRoy ou un Michael Curtiz, Florey filme très vite un peu tout et n'importe quoi. Ici, il s'agit très visiblement d'un véhicule pour monsieur Warren William.


La postérité est injuste et a oublié ce fin moustachu que les archéo-cinéphiles américains ont pourtant surnommé le Roi du Pre-Code, cette période qui a précédé la mise en place du code de censure morale à Hollywood. Il faut dire qu'il n'avait pas son pareil pour jouer les salauds dans les drames urbains épicés de la Warner, où il était souvent le tortionnaire d'une actrice maison (Glenda Farrell, Loretta Young).


Rebelote ici, où Monsieur s'avère un charlatan, qui s'installe comme médecin après avoir extorqué son diplôme à un ami drogué (!!). Il prend un assistant, qui fait totu le boulot à sa place (!!).
Sauf qu'un jour, il tombe amoureux...

Il tombe amoureux de Jean Muir, ce qui pourrait être pire...


Cette fort jolie blondinette ne confirmera pas les espoirs que la Warner mettait en elle : douée d'un fort caractère, déçue de ses rôles, elle retourne à Broadway dès 1937.
Après la guerre, tentant sa chance à la télévision, elle sera la première comédienne américain à être blacklistée pour cause de sympathies communistes...

Le film, boosté par la présence du comique maison Allen Jenkins, est un produit de série, où une fois de plus, Florey met son savoir-faire au service d'un propos qui ne le mérite pas .

Bande-annonce du film de ce soir :


A plus !

Fred.

jeudi 9 novembre 2017

CINEMA DE MINUIT -RAPPELLE-TOI, BARBARA...

Bonjour les amis !

Dimanche, à 00 H 25, sur France 3, poursuite du cycle Robert Florey, avec La Femme en Rouge (1935)...



Barbara Stanwyck a toujours fait l'unanimité à Hollywood. Ce qui est rare. Belle, intelligente, professionnelle, elle mena sa carrière de main de maître, franchissant sans soucis les décennies, vieillissant tranquillement à l'écran , et terminant son chemin à la télévision, en grande patronne de La Grande Vallée.


Mais ses premiers succès, elles les dût à Frank Capra , qui en fit l'actrice fétiche de ses premiers parlants (The Miracle Woman, La Grande Muraille..), après lui avoir donné son premier rôle important dans Ladies of Leisure, en 1930...


... Mais elle les dut aussi à la Warner, qui la prit sous contrat dès 1931, et sut percevoir en elle l'interprète idéalede leurs drames urbains mettant en scène des femmes fortes, qui ne s'en laissent pas comptés. Aux côtés de Bette Davis et de Joan Blondell, elle sera la jeune affranchie, souvent issue du peuple, dans des films pre-code fameux tels qu'Illicit ou Night Nurse. 


Cette grande liberté de ton provoquera souvent la fureur des ligues de vertu, notamment dans le cas de Baby Face, où elle incarne formidablement une femme partie de rien, qui utilise sans scrupules les hommes pour parvenir à ses fins.


Mais en 1934, les puritains gagnent la partie, et les actrices hollywoodiennes sont priées d'aller se rhabiller, au propre comme au figuré. La Warner mettra un peu de temps à se retrouver une identité , et ses comédiennes en pâtissent. Les derniers projets de Stanwyck pour la compagnie (celui-ci est son dernier) , ne font pas exception à la règle.
Arrivé en 1933 à la Warner auréolé du succès de Double Assassinat dans la Rue Morgue, tourné pour Universal, Robert Florey se fait assez une place parmi ces women's directors que sont alors William Wellman et Michael Curtiz. Il dirige Glenda Farrell, Ann Dvorak, Kay Francis et Bette Davis, qu'il fait débuter.
On lui confie donc le soin de tourner ce tout petit scénario racontant les mésaventures d'une cavalière tombant amoureuse d'un joueur de polo. La famille n'accepte pas cette liaison, et une histoire criminelle viendra tout compliquer.
La bonne idée est de confier à miss Barbara le rôle d'une cavalière : elle se débrouille en effet très très bien à cheval, et sera une des seules actrices de sa génération à jouer sans doublure dans des westerns, tels Annie Oakley, qu'elle tournera pour la RKO juste après ce film-ci , ou , bien plus tard, le splendide Quarante Tueurs pour Samuel Fuller .



Ce n'est pas une légende : les studios avaient la détestable habitude de tuer leurs stars sur le départ en leur faisant tourner des films médiocres ... Espérons que le savoir-faire de Florey puisse conjurer cette malédiction...

Bande-annonce du film de ce soir :

A plus !

Fred.


dimanche 5 novembre 2017

CINEMA DE MINUIT - BALLADE EN FLOREY...

Bonjour les amis !

Ce soir, à 00 H 25 sur France 3 : Danger Signal (1945), de Robert Florey...




Le Cinéma de Minuit nous fait enfin profiter d'un cycle, et nous invite à redécouvrir pendant quelques semaines l'oeuvre d'une personnalité atypique d'Hollywood : Robert Florey.


Atypique, d'une part, par sa double nationalité : Florey est un français pur sucre , qui obtiendra la nationalité américaine en 1926, après s'y être installé au début des années 20, en tant que correspondant de la revue Cinémagazine. 


Avant d'être un cinéaste, Florey fait en effet partie de cette génération de pionniers du journalisme cinéma. Cette passion fera de lui, très vite, un critique, mais surtout un historien précieux de cet Âge d'Or  des twenties qu'il fréquente de l'intérieur. Curieux de tout, de la technique, des mécanismes de production comme des auteurs et des oeuvres, il se lie très vite avec les personnalités les plus importantes du temps : professeur de français de Douglas Fairbanks, secrétaire et conseiller de Rudolf Valentino, Louise Brooks, il transmettra sa connaissance intime d'Hollywood dans des ouvrages qui font encore aujourd'hui référence :



Après avoir été l'assistant de King Vidor et de Von Sternberg, excusez du peu, il se lance dans le court métrage expérimental, avec un relatif succès, qui incite la Paramount  à lui confier les premières tentatives de cinéma sonore de la compagnie . En 1929, il a le privilège de diriger le premier film des Marx Brothers : Cocoanuts...


L'anecdote raconte qu'il est tellement écroulé de rire pendant le tournage, qu'il sera contraint de rejoindre l'ingénieur du son dans la cabine insonorisée...
La France se rappelle à son bon souvenir pour superviser ses premiers parlants :il aura ainsi le privilège d'assister aux quasi premiers pas de Raimu et Fernandel devant une caméra pour Le Blanc et le Noir , de Guitry...


Florey tourne vite, sans se poser de questions, avec une grande efficacité, et sans chercher à le faire savoir.
Ce côté tout-terrain va finir par se retourner contre lui, les cinéastes le considérant davantage comme une force d'appoint que comme un grand réalisateur.
Il a également le tort de quitter la Paramount, qui lui faisait toute confiance, pour la Warner, où il va être considéré, à l'instar d'un  Lloyd Bacon , comme un réalisateur à tout faire, et surtout des Series B.
Le film de ce soir date de 1945. Cela fait douze ans que Florey travaille avec le studio, et qu'il fait du sur place . La mode est aux séries noires et aux personnages inquiétants.
Cela tombe bien, puisque la Warner dispose d'un formidable acteur totalement inclassable, dont elle ne sait quoi faire : Zachary Scott.


On bâtit donc pour lui un scénario bateau qui en fait un salaud manipulant une brave femme et sa petite soeur. On lui adjoint Faye Emerson, qui était déjà sa partenaire dans l'intéressant Masque de Dimitrios, de Jean Negulesco, où ils étaient tous deux cependant bouffés tout crus par le tandem Sidney Greenstreet-Peter Lorre....


Le reste de la distribution est au rabais. Tout cela ne fait pas forcément un bon film. Du moins d'après les critiques de l'époque, car , je vous l'avoue, je ne l'ai pas encore vu, celui-là. On peut juste espérer qu'avec un réalisateur comme Florey, le désastre sera quand même moindre que dans d'autres séries B de la maison.
Tout en se rappelant, par honnêteté, que sur une autre de ses Séries B de l'époque, Lady Gangster, Florey était si dépité qu'il avait préféré signer du pseudonyme de Florian Roberts... J'écris ça, j'écris rien...

A plus !

Fred Ab.





vendredi 27 octobre 2017

CINEMA DE MINUIT - CONTE DE PARIS ?

Bonjour les amis !

Dimanche, à 00 H 20, sur France 3 : Monseigneur (1949), de Roger Richebé...



Le producteur Roger Richebé (qu'Henri Jeanson avait surnommé Pauvre C... à cause de son côté terre-à-terre et d'une dyslexie qui lui faisait inventer des expressions nouvelles toutes les cinq minutes) n'était certes pas un grand réalisateur. Mais il avait du nez pour flairer les bonnes histoires. Et il faut avouer que cette histoire d'un ouvrier qui se retrouve descendant de Louis XVI était originale pour l'époque.
Et Richebé, qui n'était jamais meilleur que quand il se faisait remplacer à la mise en scène, avait également du flair pour s'entourer. Ici, il recrute pour les dialogues Carlo Rim, qui, depuis une quinzaine d'années , signe des histoires loufoques , notamment pour Fernandel (l'Armoire Volante) .
Et surtout, il blinde la distribution de son petit film : sont sollicités les excellents Fernand Ledoux, Yves Deniaud, Maurice Escande et Paul Frankeur. Et donne le rôle principal à Bernard Blier, qui était alors jeune et relativement mince, et alternait les rôles de français moyen sympathique chez Le Chanois, et de mari médiocre chez Clouzot...




A la photo, il prend Philippe Agostini, opérateur fétiche de Carné, Bresson et Autant-Lara .
Résultat, il ne confectionne qu'un gâteau au yaourt, certes, mais qui aurait été confectionné avec des ingrédients bio.
Voici donc un petit film sympathique et sans prétention, qui démontre comment le cinéma du samedi soir pouvait tenir son rang , juste en additionnant des talents...



A plus !

Fred.


samedi 21 octobre 2017

CINEMA DE MINUIT - UN JUGE, UN FILS...

Bonjour les amis !

Demain, à 00 H 15, sur F3 : Le Coupable (1936), de Raymond Bernard...



En v'là, du mélo, en v'la, mais cette fois, de haute tenue ! Cette histoire de magistrat se retrouvant à devoir requérir contre son fils naturel, accusé de meurtre, aurait pu simplement n'être qu'une histoire à faire pleurer Margot.
Heureusement, deux fins esprits sont aux commandes : d'abord, le scénariste Bernard Zimmer, proche de Giraudoux, Jouvet,  Dullin, qui n'hésite pas à faire du film une charge contre la société bourgeoise de l'époque. L'hypocrisie de classe étant ici un des facteurs dominants du drame.
Et qui plus est, le film est réalisé par un Raymond Bernard alors au sommet de son art. Son talent de directeur d'acteurs est ici évident : il réussit à contenir un Pierre Blanchar souvent grandiloquent, et rend Madeleine Ozeray et Gilbert Gil supportables.
Le film est grandement aidé par des seconds rôles de première classe : Marguerite Moreno, Gabriel Signoret, Suzet Maïs.
Bref, un bel exemple d'une certaine grandeur du Cinéma Français des années 30. A voir.

A plus !

Fred.




dimanche 15 octobre 2017

CINEMA DE MINUIT - LUIS SAUVE DES EAUX...

Bonjour les amis !

Ce soir, à 00 H 15, sur F3 : Viridiana (1961), de Luis Bunuel...


A la fin des années 50, nul n'aurait misé gros sur l'avenir de la carrière de Don Luis Buñuel. Celui qui fut, à l'orée des années 30, avec Dali, le porte-drapeau du surréalisme cinématographique, avec Le Chien Andalou et l' Âge d'Or...




... Survivait au Mexique en acceptant des oeuvres variées , souvent commerciales, souvent fauchées, mais où, confiait-il, il ne s'était jamais renié. Certains de ces oeuvres apparaîtront d'ailleurs plus tard comme  fulgurantes (El, La Vie Criminelle d'Archibald de la Cruz).
Et puis un jour, à l'orée des années 60, un producteur, sans doute un fou, lui laissa carte blanche pour réaliser le film qu'il voulait. Qui plus est, pour des raisons financières, ce producteur choisit de délocaliser le tournage... En Espagne.
L'Espagne. Le pays natal de Buñuel où celui-ci n'avait plus remis les pieds depuis la fin de la Guerre Civile . Une Espagne alors franquiste jusqu'au bout du calot. Mais qui, miraculeusement,  laissa faire. L'Art, dans le pays, était évidemment au point mort, et le Directeur Général de la Cinématographie pensa pouvoir "récupérer" Buñuel, l'impossible militant républicain, pour la gloire du régime et de ses valeurs bigotes.
Le cinéaste avait en effet décidé de raconter la vie d'une sainte, Viridiana,mais...  en modernisant le sujet. Moderniser est un faible mot. Viridiana, ici, est une jeune novice (SIlvia Pinal), qui, avant de formuler ses voeux, vient saluer son vieil oncle (Fernando Rey). Celui-ci tombe éperdument amoureux d'elle et veut l'épouser. Elle refuse. Il se donne la mort. Devenue héritière, elle décide d'accueillir les mendiants du village dans la propriété, malgré l'hostilité de son cousin, un rustre qui l'attire. Mais les mendiants, en son absence, pillent la maison, puis tentent de la violer. Choquée, désabusée, elle accepte de continuer ses jours avec le cousin et sa maîtresse, la servante, formant ainsi un étrange ménage à trois.
On est loin, très loin, de l'hagiographie espérée par le gouvernement espagnol, qui, pourtant, visa le scénario sans rien y trouver à redire.
Le film est projeté au dernier jour du Festival de Cannes. C'est un triomphe critique (le film partagera, à la dernière minute, la Palme d'Or avec Une Aussi Longue Absence d'Henri Colpi) , et un énorme scandale. L'Osservatore Romano, organe officiel du Vatican , déclare le film "sacrilège et blasphématoire". Le gouvernement espagnol, furieux , vexé , interdit immédiatement le film sur son territoire, lui retire à postériori (!!!) son autorisation de tournage , et va jusqu'à obtenir le retrait de la nationalité espagnole pour le film, qui devient mexicain, comme son producteur.
Mais pour les cinéphiles et une partie du public, c'est le retour du trublion de l'Âge d'Or;
Pourtant, Buñuel niera toujours avoir voulu faire scandale. Ce qu'il voulait, c'était confronter une croyante sincère, enfermée dans ses certitudes et dans un couvent... Au monde réel, à sa dureté, sa cruauté et son animalité. Ce n'est pas un film-manifeste comme pouvait l'être Le Chien Andalou, c'est un film où un cinéaste, un grand cinéaste, affirme sa vision du monde.
Cinéaste dont la carrière est relancée : en 1963, il accepte la proposition d'un producteur français de filmer Le Journal d'une Femme de Chambre , d'Octave Mirbeau . Il rencontre à cette occasion un jeune scénariste : Jean-Claude Carrière. Le deuxième Âge d'Or (si je puis dire) de la carrière de Buñuel peut commencer.


Extrait du film de ce soir :


A plus !

Fred.

samedi 7 octobre 2017

CINEMA DE MINUIT - VOILA LES BOULES PUANTES !

Bonjour les amis !

Demain, à 00 H 20, sur F3 : L'Assaut (1936), de Pierre-Jean Ducis...


En France, au milieu des années 30 , la politique politicienne n'a (déjà) pas bonne presse. Les scandales de corruption, telle l'affaire Stavisky, l'instabilité endémique des gouvernements de la IIIème République , ont entraîné deux évènements majeurs : la manifestation du 6 Février 34, côté extrême-droite, et, côté gauche, la victoire du Front Populaire, soulevant de nouveaux espoirs.
On ne compte plus, à cette époque, les comédies et drames mettant en scène des parlementaires et banquiers filous , se faisant leur beurre sur le dos du contribuable ( Topaze, Ces Messieurs de la Santé, la Banque Nemo).


C'est sans doute ce qui a décidé un producteur à déterrer une pièce déjà ancienne (1912 !) du dramaturge à la mode Henry Bernstein . Ce spécialiste du mélodrame bourgeois s'y essayait à la satire grinçante , en montrant comment un leader de parti politique (Charles Vanel) , victime d'un scandale mené par un maître-chanteur , (Alerme), se retrouve lui-même contraint  à employer des méthodes poisseuses pour se sortir de l'impasse.
On peut toujours rêver de ce qu'un Robert Siodmak ou un Raymond Bernard auraient pu tirer d'un tel sujet. Hélas, et bizarrement, ce fut Ducis. Pierre-Jean Ducis. Réalisateur de rien, ou de si peu. Un Cavalier Lafleur pour Fernandel , un Au Son des Guitares, pour Tino Rossi, et d'autres oeuvrettes francement mineures, et je suis gentil.


Alors réalisateur maison du producteur Henri Ullman, il filme sans conviction une oeuvre de pure circonstance, heureusement tombée dans l'oubli .
Reste la distribution, avec un Vanel comme toujours impeccable, et deux autres comédiens qui vaillent qu'on s'arrête sur eux :


André Alerme , s'il débuta sur les planches dans les drames de Bernstein, devint rapidement un habitué du Boulevard , où son énergie, sa rondeur, firent merveille. Le cinéma parlant balbutiant s'empara de sa silhouette bedonnante et ne la lâcha plus, pour tout et n'importe quoi , un n'importe quoi où il emporte généralement le morceau, comme dans le film de ce soir. Rares furent les cinéastes qui lui proposèrent mieux, à part Jacques Feyder, Autant-Lara et Edmond T.Gréville.



Le cas de Miss Alice Field est plus anecdotique, quoique édifiant : elle est le type même de l'actrice décorative dont le cinéma des années 30 était étrangement friand. Elle ne tournera presque que des navetons, entre 1930 et 1942, sous la direction des meilleurs spécialistes du genre : René Pujol, Berthomieu, Jean Kemm... Si on considérait Danielle Darrieux comme du Champagne, miss Field était plus proche du Champomy !
Elle se raréfiera après la guerre , et fera un petit come back à la fin des années 60, dans l'émission Au Théâtre Ce Soir...
Ironie du sort, elle ne rencontrera un grand cinéaste que pour son dernier rôle : dans le Playtime de Tati, en 1967.

A plus !

Fred.